Publié le 10 Juin 26
💚 Juin vert : ce n’est pas seulement un mois, une couleur, c’est surtout le mois dédié à la promotion du dépistage du cancer du col de l’utérus.

Chaque année, près de 3 000 femmes développent un cancer du col de l’utérus et 1 000 en décèdent*. Il est principalement causé par une infection persistante, d’une durée de 10 à 15 ans, d’un groupe de virus sexuellement transmissibles appelés papillomavirus humains (HPV).
L’infection au HPV est courante dans le monde : 80 % des hommes et des femmes sont infectés au moins une fois dans leur vie. Elle guérit le plus souvent spontanément mais dans 10 % des cas, le HPV reste plus longtemps et durablement dans la muqueuse du col utérin, ce qui peut entraîner des lésions précancéreuses qui peuvent ensuite se transformer en cancer.
🔬 Dans 90 % des cas de cancers du col de l’utérus peuvent être évités grâce au dépistage et à la prise en charge des lésions précancéreuses. Le Programme national de dépistage du cancer du col de l’utérus mis en œuvre en France depuis 2018 par les autorités de santé, garantit à toutes les femmes, un accès égal au dépistage du cancer du col de l’utérus. L’examen, pris en charge à 100 %, peut être effectué auprès des professionnels de santé qui assurent le suivi gynécologique des femmes tels que les gynécologues, les médecins traitants et les sages-femmes. La fréquence du dépistage varie selon l’âge :
- de 25 à 29 ans : il est recommandé de réaliser deux frottis à un an d’intervalle puis 3 ans plus tard si le résultat des deux premiers est normal ;
- de 30 à 65 ans : il est recommandé de réaliser un test HPV tous les 5 ans, à débuter 3 ans après le dernier test normal ou dès 30 ans en l’absence de dépistage antérieur.
*source : Santé publique France 2025
